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Le 4 août 2009, le président Mamadou Tandja réussit son coup de force lors du référendum constitutionnel décrété illégal par la Cour constitutionnelle et contesté dans tout le pays. Ce référendum vise à autoriser le remplacement de la constitution nigérienne. Les deux grands changements qu'il engendre sont la non limitation du nombre de mandats présidentiels et le passage d'un régime semi-présidentiel à un régime présidentiel. Mamadou Tandja bénéficie d'une extension exceptionnelle de son mandat de 3 ans pour « achever les chantiers entrepris ». La tenue du référendum est précédée et suivie de grandes manifestations et contestations.

Le 18 février 2010 , un coup d'État est organisé dans la capitale Niamey aux abords du palais présidentiel. Les insurgés placent le président en état d'arrestation et un Conseil suprême pour la  restauration de la démocratie (CSRD) est mis en place, sous la présidence de Salou Djibo, chef d’escadron de l'armée nigérienne. le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie présente un gouvernement de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires.

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Le 18 février 2010, c’était aussi CHUWU de l’an chinois de 2010 dont le soir l'on préparait de faire des raviolis avec les personnes de bureaux économique et social de L’Ambassade chinoise au Niger .

Tout va bien, dans l’aprèmidi, je dormais, quelques jouaient aux catres , les autres voyaient le TV...

Soudain, du grand bruit sonnait! Je m’éveillait tout de suite quand la porte était secouée par une grande explosion! On criais à voix haute :<Mon dieu , les soldats se combattent dans le palais présidentiel ! >

Cette nouvelle m’a stupéfiée ! <<Quoi ? Je rencontre un vrai guerre ni dans la film ni dans le romain !>>

On habitait en face du palais présidentiel , notre situation était si dangereuse ; pourtant, il n’y avait pas de temps pour moi à penser. J’ai pris quelques choses importantes en toute hâte, descendu quatre à quatre. Tous les volonaires étaient dans une chambre du rez-de-chausée, inquiétés, étonnés, peureux...

Après communiquer avec les dirigeants de l’Ambassade chinoise au Niger sur l’internet, on restait calme et obéissait aux ordres: quelques cherchaient des bulletins d’information sur ce combat, d’autres prendraient des mesures préventives contre les dangers possibles, comme fermer les fênêtres et les portes, amasser des provisions et de l’eau.

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Les combats continuaient, je cachais sur un lit loin du fênêtre, les bruits m’épuisaient ! le temps passait si lentement... un, deux, trois... je comptais dans mon coeur pour me calmer. C’est ma première fois de rencontrer la guerre ! Quelle expérience inoubliable ! Mais quand finiraient-ils? Je priais d’avoir la paix!

A ma surprise, environ deux heures plus tard, les bruits diminuaient, enfin, arrêtaient. On restait encore dans la maison sans savoir s’il était sûr ou pas...

Une heure passait, on n’écoutait plus les bruits, excepté les sanglots des femmes et enfants qui sortaient du palais présidentiel .Vu la scène pêle-mêle, je veux un peu triste, je pleurait sans raisons comme les femmes et les enfants.

Je sentais que la paix est très précieuse en ce moment-là !

Le soir, selon les ordres, on s’était déplacé en un lieu sûr. En marchant dans l’avenue devant le palais présidentiel, j’ai observé que des nigériens ont recommencé à faire du commerce ! Comment audacieux et incompréhensible ! Est-ce que les peuples nigériens ont passé par si beaucoup de combats qu’ils sont l’habitué ?

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